À Mambiya, sur la route de Kindia, à près de 90 kilomètres de Conakry, le commerce au bord de la chaussée est devenu le quotidien de nombreuses jeunes filles. Produits en main, elles se faufilent entre les véhicules pour tenter de vendre leurs marchandises.
Fatoumata Soumah fait partie de ces vendeuses. De 7 heures à 20 heures, elle parcourt plusieurs kilomètres à pied, multipliant les allers-retours entre les voitures.

Selon les ventes, certaines peuvent gagner jusqu’à 250 000 francs guinéens par jour. Des revenus qui permettent de subvenir aux besoins essentiels, mais au prix d’une exposition permanente au danger.
Accidents, chutes, collisions… chaque journée passée sur cette route peut tourner au drame. Pourtant, faute d’alternatives, ces jeunes filles continuent de braver le danger.

À Mambiya, la nécessité économique pousse ces jeunes vendeuses à marcher sur une ligne dangereuse : gagner leur vie, au risque de la perdre.
Ibrahima Baba Camara







