Le statut particulier des enseignants n’est pas une revendication syndicale, mais une réforme sectorielle destinée à mieux encadrer les spécificités du métier. C’est la précision apportée par le ministère de la Fonction publique François Bruno lors d’une conférence de presse organiser à l’occasion de la prise de contact avec les médias
Selon le département, le statut général des agents publics, encadré par la loi 027, fixe déjà les droits, devoirs, avantages, conditions de recrutement, sanctions et départ à la retraite. Les statuts particuliers viennent, eux, adapter la gestion aux réalités de chaque secteur.
Pour les enseignants, le gouvernement affirme avoir d’abord engagé un vaste travail d’assainissement. Un contrôle effectué dans les écoles aurait permis d’identifier des agents affectés à l’Éducation mais exerçant ailleurs, ainsi que des déséquilibres entre les personnels administratifs et les enseignants en classe.
La digitalisation doit désormais permettre de suivre les effectifs et les affectations dans chaque établissement scolaire du pays.
Autre mesure annoncée : une prime de 1,5 million de francs guinéens par mois pour certains enseignants exerçant dans les districts, afin d’encourager leur présence à l’intérieur du pays et réduire les disparités.
Le statut particulier des enseignants est actuellement en étude, au même titre qu’une dizaine d’autres statuts. L’objectif affiché par la Fonction publique : harmoniser leur gestion et garantir de meilleures conditions de travail, de traitement et de vie aux agents de l’État.
Ibrahima Baba Camara







