La commune de Dixinn se dote enfin d’un budget pour l’exercice 2026. Présenté par la mairesse Aïssata Soumah, ce budget, équilibré à 9,596 milliards de francs guinéens, donne la priorité aux investissements, notamment dans l’assainissement, les marchés et les écoles.

Après plusieurs mois sans budget primitif adopté, la commune de Dixinn entend rattraper le retard. Dans son discours, la mairesse Aïssata Soumah a défendu un budget qu’elle veut avant tout « de résultats visibles », au service des populations.
Équilibré en recettes et en dépenses à 9 596 070 530 francs guinéens, le budget repose sur un choix assumé : limiter les charges de fonctionnement pour consacrer davantage de ressources au développement.
Ainsi, 40 % des recettes sont destinées aux dépenses réelles de fonctionnement, soit environ 2,4 milliards de francs, tandis que 60 %, soit 3,6 milliards, sont affectés au financement des investissements.
« Nous voulons qu’une partie importante des recettes communales soient transformées en infrastructures, en réalisations visibles pour nos populations », a insisté la mairesse.
Assainissement, marchés et écoles en tête
Le programme d’investissement 2026 s’élève à 7,378 milliards de francs guinéens. Il sera financé principalement par l’autofinancement de la commune, à hauteur de 3,6 milliards, complété par 2,5 milliards de fonds de concours et d’aides de l’État, ainsi que 1,2 milliard d’excédent reporté.
Trois secteurs concentrent l’essentiel des efforts.
L’assainissement arrive en tête avec une enveloppe de 2,5 milliards de francs. Pour Aïssata Soumah, la salubrité, le drainage des eaux usées et la protection de l’environnement urbain doivent devenir une priorité absolue.
Les marchés bénéficient ensuite de 2 milliards de francs, avec l’ambition d’améliorer les conditions de travail et d’accueil dans ces espaces essentiels à l’activité économique des populations.
Enfin, 1,2 milliard de francs est consacré aux écoles, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
À eux seuls, l’assainissement, les marchés et l’éducation représentent près de 80 % du programme d’investissement.
Pour la mairesse, l’adoption du budget ne constitue toutefois que le début du travail. Sa mise en œuvre devra reposer sur une meilleure mobilisation des recettes, une maîtrise de l’assiette fiscale et une sécurisation des ressources communales.
Aïssata Soumah appelle également à une gestion rigoureuse des dépenses : « Chaque dépense doit être utile. Chaque engagement doit être conforme au budget. Chaque investissement doit faire l’objet d’un suivi rigoureux. »
Transparence, discipline budgétaire, traçabilité et obligation de rendre compte sont ainsi présentées comme les quatre piliers de l’exécution de ce budget.

Avec cette nouvelle feuille de route financière, l’exécutif communal de Dixinn affiche une ambition claire : faire du budget 2026 un véritable instrument de transformation, avec des réalisations concrètes et visibles au bénéfice des populations.
Ibrahima Baba Camara





