Conakry a accueilli, les 20 et 21 octobre 2026, la 5ᵉ édition du forum d’affaires Royaume-Uni–Afrique de l’Ouest francophone (WACAP). Au bilan : 1 350 participants, neuf accords signés et un portefeuille de projets estimé à plus de 1,5 milliard de dollars. Un rendez-vous économique majeur, avec un défi de taille : transformer les engagements en résultats concrets pour les populations.
Conakry confirme ses ambitions économiques. Pendant deux jours, la capitale guinéenne a réuni des responsables gouvernementaux, des investisseurs, des institutions financières et des chefs d’entreprise autour du renforcement de la coopération entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest francophone.
Au cœur de cette 5ᵉ édition du WACAP, neuf accords ont été signés, tandis que le portefeuille de projets suivis par le Royaume-Uni dans la région a atteint 1,14 milliard de livres sterling, soit plus de 1,5 milliard de dollars américains. Les secteurs concernés comprennent notamment l’énergie, l’accès à l’eau potable, l’éducation, les transports et les infrastructures routières.
Pour Ben Coleman, envoyé commercial du Royaume-Uni pour le Maroc et l’Afrique de l’Ouest francophone, cette dynamique témoigne de l’importance du forum dans le rapprochement entre les gouvernements, les banques, les entreprises et les investisseurs.
Toutefois, le responsable britannique a insisté sur la nécessité de dépasser les simples signatures. L’enjeu, selon lui, est de traduire les neuf accords en avancées concrètes, capables d’améliorer les conditions de vie des populations.
Du côté guinéen, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, s’est félicité de la mobilisation, présentée comme la plus importante de l’histoire du forum, avec 1 350 participants et des délégations venues notamment du Sénégal, du Gabon, du Congo et du Burkina Faso.
Pour le ministre, cette forte participation traduit l’intérêt croissant des partenaires internationaux pour les perspectives économiques de la région. Il a également souligné la nécessité de mieux valoriser les ressources et le potentiel du continent.
« L’Afrique ne manque ni de ressources, ni de marché, ni d’ambition. Elle doit désormais transformer ses atouts en capacité productive », a-t-il déclaré, en saluant le soutien du Royaume-Uni, d’UK Export Finance et de DMA Invest.
Au-delà des annonces et des engagements financiers, la réussite du WACAP 5 se mesurera à sa capacité à produire des résultats tangibles : amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, développement des infrastructures, création d’emplois et renforcement du tissu économique local.
Pour la Guinée et ses partenaires ouest-africains, l’heure est donc au suivi des engagements et à la concrétisation des projets annoncés.
Après cinq éditions, le WACAP s’affirme comme une plateforme de coopération économique entre Londres et l’Afrique de l’Ouest francophone. Mais le véritable succès de cette rencontre dépendra désormais de la transformation des accords signés en investissements effectifs et en bénéfices durables pour les populations.
À Conakry, l’ambition est affichée. Désormais, les résultats sont attendus.
Mamadama Mohamed Dix Camara
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