L’école primaire Tamadou, située dans le quartier de Hamdallaye 2 dans la commune de Ratoma, est un établissement scolaire qui malheureusement peine à offrir un environnement propice à l’apprentissage de ses élèves. En effet, cette école accueille 480 élèves dans des conditions précaires, avec des bâtiments en état de délabrement et des équipements vétustes. Cette image de dégradation perdure depuis plusieurs années, laissant les élèves et le personnel enseignant dans des conditions peu propices à la réussite scolaire.

La situation à l’école Tamadou est alarmante, avec des déchets qui jonchent les environs, des vieux mobiliers et même une salle transformée en douche publique. Cette réalité est inacceptable pour un établissement censé être un lieu d’éducation et de savoir. Notre redaction s’est rendu sur les lieux ce vendredi 29 novembre, pour le constat et a recontré un habitant qui s’est âpreté à nos questions.
<< Le gouvernement a acheté l’école là pour nous, pour qu’on envoie nos enfants ici. Maintenant, ils ont amené les enseignants ici. Il y a beaucoup de ministres qui sont passés ici, mais ils n’ont pas pu faire quelque chose. Le DCE qui est décédé, Kourouma, s’est battu pour que l’école là soit construite. Maintenant, l’école est restée comme ça, les bandits ont commencé à rentrer ici, violer les femmes >>, confie Moussa TOURE, un Habitant du quartier hamdallaye 2.

Les autorités compétentes se doivent d’intervenir rapidement pour remédier à cette situation et offrir aux élèves un cadre d’apprentissage digne de ce nom.
Face à cette réalité, l’école Dar Salam est contrainte d’accueillir un nombre excessif d’élèves, ce qui entraîne des problèmes de surpopulation en classe. Certains élèves se retrouvent même à quatre, voir cinq par table, ce qui nuit considérablement à leur confort et à leur apprentissage. Moussa Touré, un habitant engagé du quartier, lance un appel pressant aux autorités pour la rénovation de l’école Tamadou et la construction d’une maison des jeunes.
<< Parce que les enfants qui étudient ici, beaucoup viennent de Kakimbo, Hamdalaye 1, Traverser la route là, partir jusqu’à Dar salam, étudier. Vous savez c’est grave, des fois en amenant mes enfants à l’école, je perds le temps jusqu’à 9h pour faire traverser les enfants. Les enfants sont assis là-bas 4-5, parce qu’il n’y a pas l’école.
Nous ici , hamdallaye 2, nous demandons aux autorités de nous aider à avoir une école et une maison de la jeunesse pour enlever la jeunesse sur la route. Si vous savez, tout le monde dit, il y a grève, c’est parce que la jeunesse n’est pas occupée, ils n’ont pas un lieu de loisir. Nous ici, on ne connaît pas un terrain de football, on ne connaît pas un endroit ou la jeunesse peut se réjouir, les autorités doivent avoir une consideration aux jeunes de l’axe >>, poursuit notre interlocuteur.
L’éducation est un pilier essentiel du développement d’un pays. Malgré les défis auxquels le système éducatif guinéen doit faire face, des efforts sont déployés pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Il est nécessaire que l’école Tamadou et d’autres établissements dans des situations similaires bénéficient d’une attention particulière et de mesures concrètes pour garantir un avenir meilleur à la jeunesse guinéenne.







