La direction générale de Gestion et de Recouvrement des Avoir Saisis et Confisqués (AGRASC), à travers son Directeur général Alpha seny Camara a organisé ce lundi 26 mai 2025, à son siège à Kaloum, un point de presse pour apporter des précisions claires sur l’avis de vente aux enchères publiques des immeubles et usine d’anacarde saisie et confisqués au profit de l’État guineen.
Dans sa communication devant les hommes de médias, le directeur général de AGRASC M. Alpha Seny Camara explique les procédures et les raisons de la vente des biens.
« Ce n’est pas une conférence de presse, ce n’est pas une réunion d’un parti politique, c’est une vente aux enchères. Nous avons des tickets qu’on vend, enfin, on ne les vend pas, on donne. C’est-à-dire, madame veut d’un immeuble de Diané, le mercredi soir tu viens, on te remet les tickets, on enregistre madame, le 29, vous êtes dans la salle. Celui qui n’a pas ce ticket n’a pas accès à la salle. Après, on met un immeuble en vente, nous donnerons avant le 29 le prix de chaque immeuble. Dr Mohamed Diané, vous savez, depuis que nous communiquons sur ces affaires, nous n’avons jamais cité de noms. On disait seulement telle personne. Mais aujourd’hui, je le fais pour la première fois, car nous avons des décisions de justice qui mentionnent nommément des personnes.
Dr Diané a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme. Il doit payer à l’État guinéen 500 milliards de francs guinéens. Le juge a précisé que, nonobstant tout recours, c’est-à-dire, quel que soit l’appel ou pourvoi qu’il pourrait introduire, il doit s’acquitter du quart de cette somme, soit 125 milliards de francs », dit-il le le DG.
Dans la même lancé, il dira que, « l’AGRASC fonctionne sous mandat de justice. Ça veut dire qu’on ne fait rien si ça ne vient pas d’une juridictions ou bien des organes de l’État qui opèrent saisie et confiscation. Ça, c’est très important. L’AGRASC ne saisit pas, ne confisque pas. Elle gère et recouvre ce qui est déjà saisi et confisqué. Cette différence-là, il faut la savoir. Partout au monde, toutes les structures comme l’AGRASC ne saisissent pas ou ne confisquent pas. Mais ces structures reçoivent les avoir saisis et confisqués. Pour éviter qu’il y ait des troubles dans la cité, nous avons l’obligation de ramener tout le monde au même niveau d’information. Mais nous, nous vous appelons pour que vous sachiez légalement qu’est-ce qui se passe. C’est ça le motif de la rencontre d’aujourd’hui. Ce n’est pas la qualité des personnes condamnées qu’il faut voir, c’est la décision des juges qu’il faut voir. Parce qu’à l’école de droit, on dit que tout ce qui gêne la morale ne gêne pas forcément le droit. Condamner ton cousin, moralement, ça gêne, mais ça ne gêne pas le droit que tu condamnes ton cousin quand il est en conflit avec la loi. Parce que la sensibilité de cette affaire tire sa source de la qualité de l’homme qui est condamné, c’est tout », a t-il souligné.
Pour finir, il dira, « la qualité de l’homme qui est condamné compte beaucoup, mais l’application de la loi est plus que la qualité de celui qui est condamné. Mais nous cherchons, pour l’État, donc pour vous tous,125 milliards pour quelqu’un qui a été déclaré coupable de faits d’enrichissement illicite, de faits de blanchiment de capitaux, de faits de corruption. C’est ça, c’est vrai, c’est pas vrai. Nous, on n’est pas des juges et l’État, à travers la justice, a besoin de ce montant. C’est dans ce cadre que nous avons entrepris la vente de certains de ses biens. Ce n’est pas pour liquider arbitrairement le patrimoine de quelqu’un, comme certains le pensent. Si le juge n’avait pas ordonné le recouvrement du quart du montant, quelles que soient les voies de recours, nous aurions attendu la décision finale », a indiqué M. Camara Alpha seny.
Sana Sylla.







