Quelques semaines après l’interdiction de la vente et du transport de bois par les autorités, les commerçants de bois ont revendu leurs stocks à des prix exorbitants. Cette situation a provoqué un cri de cœur chez les menuisiers et tapissiers, qui voient leurs coûts augmenter considérablement.

Ce vendredi 1er août 2025, nous avons rencontré quelques ouvriers du secteur. Selon M. Mohamed Souaré, maître menuisier, declare :
“À l’heure actuelle, les femmes ont abandonné la cuisine pour se lancer dans le commerce de bois. Une planche se négocie maintenant entre 100 000 et 110 000 GNF. Il est impossible de fabriquer un lit ou une armoire sans perdre de l’argent. L’État devrait nous aider, car nous souffrons.”

Bangaly Bangoura, un autre maître menuisier, explique que les commerçants achètent du bois en grande quantité et stocker à Coyah et à Dubréka, puis le revendent à des prix exorbitants après l’annonce de l’interdiction.
“Les bois que nous payions à 60 000 GNF sont maintenant vendus à 100 000 GNF. Cela va avoir un impact sur nous, car nous sommes dans un pays où les citoyens ont des moyens limités. Si nous payons le bois trop cher, nous serons obligés de vendre nos produits à des prix élevés, ce qui dissuadera les clients”, explique-t-il.

Maître Bangaly lance un appel aux autorités concernées pour qu’elles prennent des mesures pour réguler le marché du bois, comme cela se fait au Sénégal et en Côte d’Ivoire.
“Chez nous, le bois est abordable lorsqu’il arrive à Conakry, mais dès que l’interdiction est annoncée, les commerçants commencent à revendre leurs stocks à des prix inacceptables. Nous demandons à l’État de gérer la commercialisation du bois de manière à ce que les prix soient accessibles aux citoyens”, conclut-il.
Les menuisiers et tapissiers attendent donc des autorités qu’elles trouvent une solution pour stabiliser les prix du bois et permettre à leur secteur de fonctionner normalement.
Doumbouya Ibrahima Sory pour Zoom7.info







