Fondé en 2011, le Groupe Scolaire Abdoul Malick Diallo est né d’une volonté de répondre aux besoins de la communauté de Soumambossia, dans la commune urbaine de Leambadji. Son directeur général, Ibrahima Falilou Diallo, explique que l’école a été conçue comme une solution de proximité pour la scolarisation des enfants.
« De nombreux élèves devaient autrefois traverser des routes dangereuses pour se rendre dans des écoles plus éloignées, » explique-t-il. « L’ouverture de notre établissement a considérablement réduit ce risque et a contribué à la sécurité des familles. »

En plus d’améliorer l’accès à l’éducation, l’école a mis en place une politique tarifaire adaptée aux réalités socio-économiques de la zone, facilitant ainsi l’inscription pour un plus grand nombre de foyers.
Un appel à l’équité pour les enseignants du secteur technique
Au-delà de son rôle éducatif, Ibrahima Falilou Diallo a profité de l’occasion pour soulever une question cruciale concernant le statut des enseignants. Il dénonce une disparité de traitement entre l’enseignement supérieur et l’enseignement technique.
« La situation des enseignants de l’enseignement technique n’est toujours pas statuée, alors que celle de leurs homologues de l’enseignement supérieur est très bien définie, » a-t-il déclaré. Il souligne que cette inégalité est particulièrement flagrante en ce qui concerne les primes et avantages, précisant : « Nous utilisons le même agrément. Si les enseignants de l’enseignement supérieur perçoivent une prime de 2 000 000, la même chose devrait nous revenir. L’État doit réparer cette injustice. »

Cette déclaration met en lumière un enjeu important pour le système éducatif : la nécessité d’une reconnaissance équitable et d’une uniformisation des conditions de travail pour l’ensemble du corps enseignant.
Doumbouya Ibrahima Sory







