Les couleurs du Festival des 7 Jours du 7ᵉ Art ont été annoncé ce jeudi 4 décembre lors d’une conférence de presse organisée au Centre Culturel Franco-Guinéen. Placé sous le thème: “C’est le cinéma et la littérature”, cet événement entend mettre en lumière le cinéma guinéen pendant six jours.
Du 6 au 12 décembre, les projecteurs seront braqués sur la créativité et le talent des cinéastes du pays.
“C’est pour moi un réel honneur, en ma qualité de directeur général de l’ONACIG, l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie, de prendre la parole à l’occasion de cette conférence de presse annonçant la septième édition du festival Sept jours du septième art. Une édition que vous avez choisi d’appeler avec profondeur et spiritualité « 777 ». Ce triple chiffre n’est pas anodin. Il évoque la maturité, l’achèvement et la renaissance, autant de valeurs qui illustrent parfaitement l’évolution actuelle du cinéma Guinéen. Le cinéma ne se construit pas uniquement dans les studios ou dans les salles de tournage. Il se construit aussi dans nos festivals”, a fait savoir Amara Traoré, Directeur général de l’ONACIG.

Pour cette 7ᵉ édition, la France est mise à l’honneur. Un choix justifié, selon les organisateurs, par son engagement constant et son accompagnement dans le développement de ce festival.
“Le choix porté sur la France, chaque année déjà on prend depuis, on a commencé avec les Etats-Unis, l’ambassade d’Espagne et aujourd’hui on est avec la France. Et la France aussi, dans la construction de ce projet, il y a toujours eu la France à côté de nous. Parce que le Festival international des films d’école, c’est un festival français avec lequel on a appris à faire un festival de cinéma”, Amadou Oury Bah, Délégué général du festival.

Poursuivant, il précise que plusieurs films seront en compétition, avec pour objectif de valoriser la production nationale et de montrer la montée en qualité du cinéma guinéen.
“Cette année, on a beaucoup misé sur les films déjà adaptés du roman. Par exemple, si tu vois Si Longues Lettres de Mariam Ba, il y a ce film-là qui est en compétition. Il y a Franck Fanon, Mongo Betti. Il y a même Djaka Camara qui a réalisé un documentaire sur Capi Camara, L’homme et son destin. Donc, on est allé dans ce sens pour recueillir quelques films qui parlent du livre et du cinéma”, a conclu Amadou Oury Bah.
Au-delà des projections, le festival ambitionne de sensibiliser les acteurs du secteur à davantage de collaboration, afin de renforcer la dynamique de professionnalisation du 7ᵉ art en Guinée.
Doussouba Nènè Konaté







