Les organisations paysannes et les acteurs du numérique du secteur agricole se sont réunis le samedi 24 janvier 2026 à la Blue Zone de Dixinn, à l’occasion d’un atelier de collaboration dédié à la transformation numérique du monde rural. Cette rencontre avait pour objectif d’explorer le potentiel du numérique comme levier d’amélioration et d’accélération des services agricoles, de renforcer les synergies entre les acteurs et de concevoir des solutions innovantes adaptées aux réalités du terrain.
Au cœur des échanges, l’accompagnement des startups agricoles et numériques, notamment celles impliquées dans l’organisation d’un hackathon, a été largement abordé. Selon Samory Camara, représentant de Sabutech, cette initiative vise à soutenir les jeunes entreprises innovantes depuis la conception jusqu’au déploiement de solutions numériques concrètes dans le système agricole.
« Nous allons accompagner les startups qui participeront à l’organisation du hackathon, mais aussi celles qui iront jusqu’au déploiement des solutions innovantes, notamment numériques. Cet atelier est une véritable réussite, car l’agriculture est un enjeu majeur : elle constitue le socle du développement et le capital humain indispensable pour faire avancer une nation », a-t-il déclaré.

Pour les organisations paysannes, cette démarche représente une opportunité majeure de valorisation et d’expansion du secteur agricole. Le numérique apparaît comme un outil stratégique pour améliorer la commercialisation des produits et renforcer les capacités des acteurs ruraux.
« Cela va nous permettre de vendre nos produits à l’extérieur, mais aussi d’informer les éleveurs sur les moyens d’agrandir leur secteur, d’augmenter leur production et, par conséquent, leurs revenus », a expliqué Bernard Pogomou, vice-président de la Confédération nationale des organisations socioprofessionnelles de l’élevage en Guinée (CONACEG).

Toutefois, malgré l’intérêt et l’espoir suscités par cet atelier, la confédération fait face à d’importantes difficultés, notamment en matière de financement et d’appui institutionnel.
« La CONACEG, en tant que structure faîtière, a besoin de constater une réelle évolution des acteurs. Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes, notamment un besoin d’appui économique pour permettre aux éleveurs de se développer. La confédération n’est pas une structure de financement, mais un intermédiaire entre les éleveurs, l’État et les bailleurs de fonds. Or, nous rencontrons des difficultés à mobiliser ces bailleurs pour soutenir les éleveurs », a-t-il regretté.

En dépit de ces défis, cet atelier d’échange marque une étape importante vers l’intégration du monde paysan dans l’univers du numérique. Il ouvre la voie à de nouvelles perspectives, notamment l’écoulement des produits agricoles sur des marchés plus larges et la création de partenariats à l’international.
Ibrahima Baba camara







