Ce jeudi 28 mai 2026, la grande cour de l’école primaire Oumar Dramé, située dans le quartier Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan, a servi de cadre au lancement du Grand Prix littéraire du président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya.

Ce premier coup d’envoi marque le début d’un processus ambitieux piloté par le Sèdè Dandiya N°4. Cette initiative vise à mettre en lumière la richesse de la création littéraire guinéenne, à découvrir et promouvoir les écrivains locaux, et à encourager l’excellence afin de positionner la Guinée sur la scène littéraire africaine et internationale.
Le FODAC salue une initiative d’avenir
Dans sa communication, M. Malick Kébé, directeur général du Fonds de Développement Culturel et Artistique (FODAC), a encouragé et félicité les initiateurs du concours.
« Comme l’a si bien dit mon prédécesseur, l’année dernière, les lauréats se sont illustrés sur le plan international. Certains sont même aujourd’hui à l’étranger pour poursuivre leur formation. Vous savez, c’est un honneur d’étudier dans cet établissement, car c’est l’école qui a vu passer le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. C’est pour vous dire que parmi vous, il peut y avoir de futurs présidents demain. Tout dépendra du sérieux et du travail que vous fournirez ici pour devenir les futurs dirigeants de notre cher pays, la Guinée », a déclaré M. Kébé.
Un impact direct sur les résultats scolaires
Selon Souleymane Daffé, Directeur Préfectoral de l’Éducation (DPE) de Kankan, cette initiative s’inscrira durablement dans la dynamique de développement des compétences intellectuelles des élèves.
« C’est la troisième année consécutive que ce concours est organisé. Et chaque année, nous enregistrons des résultats concluants au niveau des examens nationaux. L’année dernière, par exemple, les trois premiers des trois options (sciences expérimentales, sciences mathématiques et sciences sociales) se sont tous classés parmi les lauréats au niveau national. C’est donc l’occasion pour moi, au nom de tous les encadreurs et enseignants, de remercier le Sèdè Dandiya, qui apporte un appui très fort à l’encadrement de nos candidats », a indiqué le DPE.
La culture au service du développement intellectuel
M. Mamadou Diana Kaba, président du Sèdè Dandiya N°4, a à son tour remercié le président Mamadi Doumbouya et le préfet de Kankan pour leur accompagnement indéfectible.
« Aujourd’hui, l’école Oumar Dramé est le symbole de la renaissance de la Guinée, là où le président de la République a fait son école primaire. Nous avons choisi cet établissement pour dire aux candidats que Kankan mérite de figurer parmi l’élite. Certes, nous organisons la Mamaya. Mais ceux qui pensent que la Mamaya n’est qu’une simple réjouissance se trompent. Au-delà des festivités, il y a le développement socio-économique de la ville. Il faut que les enfants de Kankan sachent lire et écrire pour défendre les intérêts de leur ville. Vous êtes en compétition, vous n’êtes pas là pour tricher, car c’est l’avenir de Kankan et de la Guinée qui se joue. En formant l’élite, on ne triche pas. J’ai eu la chance de faire tout mon cursus, du primaire à l’université, à Kankan. Je suis un produit de l’éducation locale. En retour, je me dois d’aider ma ville à obtenir cette reconnaissance », a affirmé le président du Sèdè.
Pour clôturer la cérémonie, le préfet de Kankan (Nabaya), le Col. Mohamed Niang, a félicité et encouragé les organisateurs pour les efforts déployés.
« Depuis 86 ans maintenant, nous célébrons cette tradition, et nous en sommes à la 86e édition. La Mamaya ne fait que gagner en ampleur, en signification et en sens. Si hier elle était communale, régionale puis nationale, elle est désormais internationale. Plusieurs pays sollicitent aujourd’hui de partager ces échanges culturels avec nous. Le président Mamadi Doumbouya a accordé une importance capitale à l’éducation, et la Guinée s’en sort très bien. La jeunesse a compris la leçon : nous ne voulons désormais que des élites. Nous voulons qualifier et certifier notre éducation à travers les efforts que vous fournissez », a conclu le préfet.

Moussa Sylla





