Dans le cadre de l’élaboration du Programme de Réforme de l’État et de Modernisation de l’Administration Publique (PREMAP), le Ministère du Travail et de la Fonction Publique par l’intermédiaire de la Direction Nationale de la modernisation, de la transformation administrative et de la simplification des procédures a organisé, les 10, 11 et 12 juin 2026, un atelier d’intégration des observations des acteurs institutionnels. Ce programme constitue l’un des piliers transversaux majeurs de la vision de développement socio-économique « Simandou 2040 ».
Cet événement a réuni des représentants des ministères sectoriels concernés, des organisations, ainsi que des institutions nationales.
L’objectif principal de cet atelier était de poser les bases de la refondation institutionnelle :
Moderniser l’architecture de l’État et éliminer les lourdeurs bureaucratiques ; Opérer la transition numérique afin de transformer l’administration pour offrir des services publics plus rapides et transparents ; Renforcer l’autonomie et les capacités des collectivités locales pour rapprocher les services des citoyens ;Lutter contre la corruption et professionnaliser la fonction publique guinéenne grâce à des pratiques axées sur les résultats.
Dans son discours de bienvenue, le directeur national de la modernisation et de la transformation administrative, M. Djenabou Mady Koma, a rappelé que ce programme de réforme de l’État et de modernisation de l’administration publique a été lancé le 14 mars 2025 par le Premier ministre.
« Depuis cette date, nous avons franchi beaucoup d’étapes, à commencer par la revue documentaire et la collecte des données auprès des agents à Conakry, dans les régions, dans les préfectures, dans les sous-préfectures et dans les communes. Après ce travail, nous avons fait un premier constat, mais il fallait renforcer ou approfondir le diagnostic. C’est ce qui nous a amenés à organiser 14 ateliers thématiques sur de nombreux aspects. Ces ateliers nous ont permis d’élaborer le diagnostic global de l’administration publique, où nous avons décelé 22 dysfonctionnements qui entravent encore l’efficacité de notre administration pour mieux servir les citoyens. Nous avons élaboré le premier draft. Comme l’a dit le ministre, la réforme ne se fait pas en vase clos », a indiqué M. Koma.
Poursuivant son intervention, le directeur a précisé que le document avait été partagé avec tous les ministères, les partenaires et les institutions de la République, qui ont partagé des retours et des propositions pertinentes.
« Aujourd’hui, on ne peut pas rester au bureau et intégrer tout cela, parce que le ministre nous a dit dès l’entame qu’il ne veut pas un PREMAP bureaucratique, mais plutôt participatif, inclusif, auquel tout le monde adhère. Nous avons reçu ces retours, et il fallait réunir tout le monde pour qu’on s’accorde et que chacun accepte d’intégrer [ces propositions]. Ce que l’on valide, on l’intègre ; ce que l’on ne valide pas, on ne l’intègre pas, mais la décision doit être collégiale. Nous avons aujourd’hui 80 participants représentant l’ensemble des ministères. Vous savez, les questions de justice et de sécurité sont transversales », a-t-il souligné.
Présidant la cérémonie, le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Faya François Bourouno, a salué les efforts des uns et des autres pour leur engagement plein et entier dans la mise en œuvre effective du programme. Il a réaffirmé que le PREMAP contribuera à optimiser la gestion des ressources et à créer un environnement favorable aux investissements attendus dans le cadre du programme Simandou 2040.
« Aujourd’hui, le citoyen demande une administration plus proche et plus rapide. Il veut l’allègement des procédures et la fin des lenteurs bureaucratiques inutiles. La digitalisation de nos services doit permettre d’obtenir un document administratif en quelques clics, sans file d’attente interminable. Le citoyen exige également de la transparence. Il veut un service public intègre, débarrassé de la corruption, où les règles sont les mêmes pour tous. L’information publique doit être accessible et les décisions administratives doivent être lisibles. Enfin, nos administrés demandent de la proximité et de l’écoute. Moderniser l’administration, ce n’est pas l’éloigner du peuple à travers des écrans. C’est, au contraire, humaniser l’accueil, former nos agents à la culture du résultat et garantir l’égalité d’accès au service public sur toute l’étendue du territoire », a conclu le ministre Faya François Bourouno.
Moussa Sylla






