Conakry, 21 septembre 2026. Ils avaient cru à une rentrée apaisée de Conakry à Yomou. C’est la douche froide. Ce dimanche 21 septembre, réunie à trois voix à la Bourse du Travail, l’Intersyndicale de l’Éducation dénonce une trahison : le protocole du 3 janvier 2026 signé par le Ministre Bouréma lui-même est violé. En cause, l’annonce d’un nouveau concours au lieu de l’engagement direct des contractuels moyennants prévu à l’article 7.
« Nous ne baisserons pas les bras. »
« Ce sont nos droits qui sont en passe d’être violés », lance le Président du SLEG. Pour lui, si le gouvernement fait fi du protocole, il est du droit des syndicalistes de se retrouver.
Mme Bah Kadiatou, Secrétaire Générale du SLECG, monte au créneau : « Nous exprimons notre désagrément et notre surprise. L’article 7 est clair : ceux qui ont obtenu la moyenne seront prioritaires au prochain engagement. »
Poursuivant : « Ces jeunes ont déjà tout fait : recensement, biométrie, pratique de classe. À Tougué, sur 400, on n’a pris que 70, laissant sur le carreau des 16, 17, 18 de moyenne. C’est une injustice sociale. »
Michel Pépé Balamou (SNE), interpellé, SG du SNE et membre du comité de suivi du CNDS, est chargé de veiller au respect du protocole et de détailler le plan d’action.
L’Intersyndicale ne transige pas : pas de nouveau concours, mais l’engagement direct des 4 500 moyennants. Faute de quoi, le protocole vole en éclats et la rentrée du 5 octobre est compromise.
Camara Mamadama Mohamed Dix – 621 00 58 32







