Le dimanche 1er décembre 2024 restera une date sombre dans l’histoire de la ville de N’Zérékoré. En effet, une tragédie s’est abattue sur la communauté à l’issue de la finale d’un tournoi de football qui s’est tenu au stade du 3 Avril. Ce qui aurait dû être une journée de fête et de joie s’est transformé en un cauchemar, laissant derrière lui des pertes en vies humaines et de nombreux blessés graves.
Face à cette terrible situation, les réactions ne se sont pas fait attendre. Les responsables politiques et les personnalités publiques ont exprimé leur indignation et leur tristesse devant ce drame inattendu. Les messages de condoléances affluent vers les familles des victimes, témoignant de la solidarité et du soutien de toute la communauté envers ceux qui ont perdu des êtres chers. C’est le cas de Mouctar Kalissa, secrétaire national de la jeunesse de l’UFR.
<< Je tiens d’abord à vous remercier et je m’incline pieusement devant la mémoire de tous nos compatriotes qui ont trouvé la mort dans cette tragédie. C’est un drame qui a sécoué tout le peuple de Guinée. Et pratiquement aujourd’hui, les mots me manquent. Je tiens à remercier mon président, son excellence M. Sidya Touré, qui s’est adressé officiellement au peuple de Guinée et à la population de N’zerekouré Et en même temps, à l’autorité de la place. Donc, à ma qualité de secrétaire nationale de la jeunesse de l’UFR, j’adresse aussi nos sincères condamnations à la population de N’zerekouré et à tout le peuple de Guinée. Mais c’est un rappel qu’il faut faire ici. Ce rappel n’est nul autre que l’autorité en place avait décidé que réellement les manifestations sont interdites. Les mouvements de soutien sont interdits, surtout dans les places publiques. Ce communiqué a été lu par le colonel Aminata Diallo et le même communiqué a été lu par le général Amara, à l’époque Colonel. Et l’incident qui s’est produit à N’zerekouré, la base, n’est nul autre que la rémobilisation de la jeunesse des enfants de 12 à 13 ans pour un mouvement de soutien. C’est un mouvement de soutien qu’on a organisé par rapport à un match de football et cette tragédie s’est perpétrée dans cette localité de la Guinée forestière. Une localité riche, une terre fertile, s’il y a lieu d’apporter une aide, c’est dans le cadre de l’agriculture, dans le cadre de l’emploi des jeunes, mais pas des manifestations qui ne riment absolument rien >>, exprime Mouctar Kalissa.
Face à cette situation, cet acteur politique interpelle les autorites à un compte rendu et des enquêtes pour situer les responsabilités.
<<Nous sommes très attristés et nous les demandons de nous rendre le compte sur ce qui s’est passé à N’zerekouré, Parce qu’en regardant les images, c’est une atrocité. Et aujourd’hui, on ne dira pas que ce sont les politiciens qui ont réuni tout ce monde pour un tel événement. Franchement, aujourd’hui, quand vous me tendez le micro, j’ai le cœur meurtri. Les mots me manquent pour les placer. Et la responsabilité, c’est au CNRD, parce qu’on ne peut pas dire une chose et son contraire. On ne peut pas avoir deux poids, deux mesures. Ils ont interdit aux politiciens de ne pas faire des regroupements. Eux-mêmes, ils ont interdit de ne pas faire les mouvements de soutien. Mais qu’est-ce qui est plus exponentiel aujourd’hui sur la place publique que les mouvements de soutien ? Ça fleurit par-ci, par-là. Des éloges, par-ci, par-là >>, a declaré le secrétaire général du Conseil national des jeunes républicains de l’UFR,
En ces moments difficiles, il est important de se souvenir que l’union fait la force et que c’est en restant solidaires que nous pourrons surmonter les défis qui se dressent devant nous. La communauté de N’zerekouré saura sans aucun doute se relever de cette épreuve et continuer à avancer, en honorant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie ce jour-là. La solidarité et la compassion seront les clés pour guérir les blessures et reconstruire l’unité au sein de la communauté, a confié notre interlocuteur.







