Le parti Union des Forces Républicaines (UFR) tenu, ce vendredi 30 mai, son congrès extraordinaire à son siège de Matam. Depuis son exil en Côte d’Ivoire, le président sortant et candidat à sa propre succession, Sidya Touré, a d’abord clarifier par une visioconférence les raisons qui ont poussé la classe politique à saluer l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), malgré sa déception aujourd’hui.
« Nous avons applaudi ! (…) La Guinée avait été complètement détruite par des gens qui, heureusement, certains sont en prison, mais cela n’a pas suffi parce que le mal était immense », a-t-il déclaré.

Plébiscité par les militants et sympathisants de la formation politique, Sidya Touré devrait, selon toute vraisemblance, être réélu. Il a rappelé que son engagement en politique est motivé par son désir de contribuer au développement de son pays.
« Moi, je ne suis pas un homme politique. Je suis venu faire un travail économique, on l’a saboté et c’est quand on l’a saboté que je me suis dit qu’il fallait que je dénonce pourquoi cela avait été sabordé. C’est ainsi que le parti UFR, qui existait, m’a fait appel pour me confier la présidence du parti afin de défendre les idéaux que j’avais exposés. », dit-il.
Sidya Touré a également déploré l’impact de la corruption endémique, du détournement des deniers publics et de la malhonnêteté de certains cadres sur l’épanouissement de la population. « Il est difficile pour un peuple de se rendre libre et d’être épanoui si économiquement les choses ne vont pas. Aujourd’hui en Guinée, sur le plan économique, je me rends compte que le gouvernement subit beaucoup de choses. Les gens ne sont pas tous nés honnêtes. L’organisation de l’État consiste à mettre en place les moyens qui évitent que des choses comme ça se produisent », a-t-il affirmé.
Nana Camara







