Dix ans d’existence, et déjà un empire en construction. Créée en 2015, la Société de Gestion et de Construction de Guinée (SGCG-SA) célèbre cette année une décennie d’activités marquée par un développement impressionnant et une contribution notable à l’économie nationale.À sa tête, un homme : Elhadj Baïlo Sow, entrepreneur visionnaire, qui a su faire de cette société un acteur incontournable dans les secteurs du bâtiment, des infrastructures, de l’industrie et du transport. À l’occasion de cet anniversaire, il dresse un bilan qu’il qualifie lui-même de « largement positif ».
« En dix ans, nous avons créé plus de 500 emplois directs et plus de 2 000 emplois indirects. Mais au-delà des chiffres, c’est une dynamique industrielle que nous avons lancée », affirme-t-il avec fierté.

La SGCG-SA s’est structurée autour de plusieurs branches spécialisées. Parmi elles : Fouijian Construction Groupe, une filiale dédiée à la distribution de ciment ; Deux usines de ciment, Syli Ciment et Ciment du Peuple, avec une capacité totale de 800 000 tonnes ; Une usine de béton capable de produire jusqu’à 5 000 mètres cubes par jour ; Une unité moderne de fabrication de briques, avec une capacité estimée à 69 000 unités/jour ; Une usine de tôles, répondant aux besoins croissants du BTP ; Et plus récemment, la création de la SGTT, une société de gestion du transport et de transit.
Mais le fleuron de cette décennie reste le lancement du projet de la ville nouvelle de Sonfonia Tayaki, un vaste chantier d’urbanisation estimé à 1,6 milliard de dollars. Une cité moderne pensée pour désengorger Conakry et offrir un cadre de vie adapté aux défis de l’urbanisation.

Si la première décennie a permis de poser les bases, la seconde s’annonce ambitieuse. Très ambitieuse. SGCG-SA se projette désormais vers une industrialisation à grande échelle, avec des projets qui devraient transformer en profondeur certaines régions du pays.
« Nous avons identifié des gisements de calcaire et de clinker dans les préfectures de Mali, Gaoual, Tougué et Koubia. Cela nous donne la possibilité de mettre en place une grande usine de production de clinker sur place », explique Elhadj Baïlo Sow.
À cela s’ajoute un ensemble de projets intégrés : construction d’un chemin de fer, mise en place d’une raffinerie, d’un port en eau profonde à Boké, et la création d’un grand dépôt de carburant.
Ces chantiers devraient permettre, à terme, la création de 100 000 emplois directs et plus d’un million d’emplois indirects, selon les prévisions de l’entreprise.En dix ans, la SGCG a prouvé qu’une entreprise privée guinéenne pouvait jouer dans la cour des grands, créer de la richesse, et impulser un véritable changement économique. Avec sa stratégie tournée vers la transformation locale des ressources, l’intégration logistique, et la création d’emplois massifs, elle s’impose aujourd’hui comme un modèle d’entreprise citoyenne et visionnaire.Et si les dix premières années ont été celles de la consolidation, les dix prochaines s’annoncent comme celles de la puissance.
Ibrahima Baba Camara







