Un drame macabre a secoué le quartier de Donssory secteur 2, dans la commune urbaine de Kankan, ce mardi 30 septembre 2025. Le corps sans vie d’un jeune homme, dont l’âge est estimé à une trentaine d’années, a été découvert dans la matinée.
Selon les témoignages recueillis sur place, la tragédie se serait déroulée dans la soirée du lundi. Des riverains rapportent avoir entendu un coup de feu retentir aux alentours de 22 heures.
« Vers 22 heures, j’ai entendu un coup de fusil retentir, » a raconté un témoin. « Comme nous sommes dans un quartier périphérique, il était difficile de sortir à cette heure pour voir ce qui se passait. »
C’est aux premières lueurs du jour que la macabre découverte a été faite. Vers 5 heures du matin, des sages ont alerté le voisinage :
« Les sages m’ont alerté qu’un corps sans vie gisait sous un pylône du réseau d’interconnexion. J’ai aussitôt appelé les citoyens et le chef de quartier pour nous rendre sur les lieux, » a précisé un habitant
Sur place, la scène était celle d’une exécution : la victime gisait dans une mare de sang, atteinte d’une balle à l’arrière de la tête. Un élément clé pour l’enquête a également été découvert à proximité : un pistolet artisanal.
L’identité du défunt reste pour l’heure inconnue, mais plusieurs indices soulèvent des questions. Moussa Traoré a notamment précisé que la victime tenait un billet de 10 000 francs guinéens entre les doigts. Cet indice laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un taximan, même si personne dans le quartier n’a pu le reconnaître formellement.
Informées de la situation, les autorités locales se sont rapidement rendues sur les lieux du drame pour constater les faits et sécuriser la zone.
Le corps a été pris en charge et transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.
Une enquête judiciaire est désormais ouverte pour tenter de faire toute la lumière sur ce drame et déterminer les circonstances exactes de cette mort violente, ainsi que pour identifier formellement la victime. Les autorités appellent toute personne ayant des informations à se manifester.
Doumbouya Ibrahima Sory







