Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) réagit vivement à l’exclusion de son président, Dr Ousmane Kaba, de la présidentielle prévue le 28 décembre. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce lundi 17 novembre, Aboubacar Big UP Kaba, responsable de la communication digitale du parti, a exprimé son « étonnement » et dénoncé une décision qu’il juge « non fondée ».
« J’avoue que ça a été beaucoup d’étonnement que nous avons appris cette information. […] Nous avons dit que cette exclusion du parti PADES n’est pas fondée. Mais puisque nous sommes un parti responsable, nous avons voulu rappeler à l’ensemble des Guinéens que ce qu’on nous reproche comme motif d’exclusion à cette élection n’est pas fondé », déclare-t-il.
Selon lui, la Direction Générale des Élections (DGE), organe chargé d’organiser le scrutin, avait mis à la disposition des partis politiques un dossier de candidature clairement défini. « Cet organe a donné des formulaires, a donné des lettres de candidature au parti politique qui devait remplir », précise-t-il.
Aboubacar Big UP Kaba affirme que la lettre de candidature remise par la DGE comportait neuf documents, tous « légalement constitués et déposés » par le PADES. « Donc, c’est surprenant qu’on nous exclue pour motif d’un dixième document qui n’existait pas dans la lettre de la candidature et le document qui a été notifié au parti politique », s’indigne-t-il.
Il rappelle que ces pièces exigées sont conformes à l’article 45 de la Constitution, ainsi qu’aux articles 127, 128 et 129 du Code électoral. Il accuse la DGE de s’être arrogé le pouvoir d’interpréter ces textes pour fixer la liste des justificatifs à fournir. « Le parti PADES a fourni tous ces neuf documents », insiste-t-il.
Pour le cadre du PADES, cette exclusion relève d’une responsabilité directe de la DGE. « Si cette fiche existait ou a existé, nous ne l’avons pas eue. Donc c’est un complot en réalité que nous allons dénoncer », accuse-t-il.
Face à la frustration des militants, Aboubacar Big UP Kaba appelle au calme et à la responsabilité. « Des milliers de militants qui croient à cet idéal de PADES se sentent extrêmement frustrés par cette décision de la Cour suprême et ce complot de la DGE. Nous les rassurons que cette exclusion n’est nullement la responsabilité du parti, ni du candidat », assure-t-il.
Il réaffirme la posture légaliste du PADES et de son leader. « Puisque la décision est définitive, nous n’allons pas appeler à la rébellion dans notre pays. Nous leur demandons d’être sereins, de rester à l’écoute du parti par rapport aux directives à suivre », lance-t-il.
Le responsable de la communication digitale conclut en appelant les militants à maintenir leur engagement : « Qu’ils aient la confidence et l’amabilité qu’ils ont pour le parti, qu’ils continuent à avoir la même chose. Nous sommes un parti responsable, on ne va jamais appeler à barricader la route pour ça. »
Alseny Dine CAMARA







