Autrefois en voie de disparition, la comédie guinéenne retrouve aujourd’hui une nouvelle vitalité, longtemps reléguée au second plan.
Pèssè, véritable expression du patrimoine culturel national, renaît grâce à l’engagement d’acteurs culturels de Guinée, notamment à travers l’éducation et la formation culturelle.
“La culture était dans la scolarité. Notre morale, c’était la culture. Être à l’école, c’est apprendre la culture. On faisait du théâtre, de la comédie, ça se faisait à l’école, pendant la Révolution. C’est pourquoi tout le monde est devenu artiste, comédien, culturel. Elle y va avec la Révolution”.

Pèssè ou la comédie, partie intégrante de la culture guinéenne, qui était en voie de disparition, revient en force avec des spectacles variés entre tradition et modernité.
“Pèssè, il a repris. Actuellement, je suis le directeur de la troupe Pèsè . On a commencé, nous avons fait 17 épisodes. On avait commencé à fournir, nous sommes retournés encore au droit d’auteur et à la RTG. Y’a 12 épisodes, qui existent déjà à la RTG. C’est en train de passer. Il faut le revoir. Pèsè n’est pas mort. Pèsè est en train d’évoluer réellement maintenant. Et il faut suivre c’est culturel”, .

Pour garantir une évolution durable de la comédie guinéenne, M. Pino appelle à un soutien accru des autorités et à un meilleur encadrement des talents locaux. Afin de structurer le secteur et professionnaliser les jeunes artistes.
“Si on est encadré, accompagné pour ça, je vous le jure, les comédiens seront réussis. Mais chacun ne sait pas ce qu’il fait et ce qu’il veut. L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut, on ne le met pas là-bas. Ou la personne est ségrégée, ou bien si, lui n’a pas d’intérêt, il le dénigre. C’est comme ça le guinéen.
Soyons réalistes. Si vous voyez que quelqu’un ne peut pas faire avancer, retirez-le. Et mettez les gens qu’il faut, l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut” .

Malgré cette dynamique encourageante, la comédie guinéenne reste confrontée à de nombreux défis, notamment le manque de financement et d’infrastructures culturelles,
des obstacles à surmonter pour assurer la pérennité de ces patrimoines vivants.
Doussouba Nènè Konaté







