L’amphithéâtre de l’université française Keyce Academy a servi de cadre, ce mercredi 25 mars à Conakry, à la présentation du Prix Liberté. Une initiative internationale qui, pour sa huitième édition, s’ouvre pour la première fois à la Guinée, marquant une étape importante dans son expansion.

Porté par la Région Normandie et mis en œuvre avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, en partenariat avec les autorités académiques de Normandie et le réseau Canopé, ce prix vise à valoriser les acteurs engagés dans la défense des libertés fondamentales et des droits humains à travers le monde. Il ambitionne également d’impliquer activement les jeunes dans cette réflexion citoyenne.
Cette année, les lycéens et étudiants guinéens prennent part au processus, notamment à travers la phase de vote en cours.
« C’est une huitième édition marquée par l’organisation, pour la première fois, d’activités de vote en Guinée. Nous sommes très heureux de pouvoir échanger directement avec les jeunes lycéens et étudiants guinéens », a déclaré Sarah Mayer Charlet, représentante de l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix pour le Prix Liberté.

Elle précise par ailleurs que le vote se poursuit jusqu’à la fin du mois d’avril :
« Les jeunes votent partout dans le monde, y compris en Guinée. À l’issue de cette phase, les résultats seront compilés pour désigner le lauréat 2026. Celui-ci sera invité en Normandie, en France, pour recevoir son prix en juin devant plusieurs milliers de jeunes. Il bénéficiera également d’une dotation de 25 000 euros pour soutenir son combat. »

De son côté, la présidente du jury du Prix Liberté 2026, Hadja Idriassa Bah, est revenue sur le processus de sélection :
« Le travail en amont est considérable. Cette année, près de 930 propositions ont été reçues à travers le monde. Avec un jury composé de 24 jeunes âgés de 15 à 25 ans, nous avons étudié ces candidatures afin de retenir les trois finalistes, sur la base de critères rigoureux. »

Les trois nominés pour cette édition sont :
China Labor Watch, une ONG américaine engagée pour les droits des travailleurs en Chine ;
Matiullah Wesa, militant afghan pour l’accès à l’éducation des filles ;
Nemonte Nenquimo, défenseure équatorienne des droits des peuples autochtones et de l’environnement.
À travers cette initiative, le Prix Liberté confirme sa vocation : encourager l’engagement des jeunes à l’échelle mondiale et promouvoir les valeurs universelles de liberté, de justice et de dignité humaine.
L’intégration de la Guinée dans ce processus illustre ainsi la volonté des organisateurs d’élargir davantage l’impact de ce programme auprès de la jeunesse internationale.







