Le ministre porte-parole du gouvernement accompagné de son adjointe ont co-animé une conférence de presse ce vendredi 27 mars, pour donner la position du gouvernement sur les sujets d’actualité sociopolitique du pays.
Face aux hommes de médias, il a évoqué les causes de la crise de liquidité qui se vit ces derniers temps un peu partout en Guinée.
“Les banques ont pris des mesures pour limiter le décaissement. Par exemple, un million de francs, je crois, par jour…”, déclare Ousmane Gaoual Diallo.
Ensuite, il insiste sur l’utilisation excessive d’argent liquide, qui coûte cher à l’économie car selon lui l’impression des nouveaux billets est une source de dépense dans les caisses de l’État.
“Si nos habitudes ne changent pas, chaque année on va être obligé d’imprimer des biais, imprimer un biais coûte cher… Donc à chaque fois que vous payez, vous jetez ce biais, vous le gardez, vous perdez à l’économie la valeur de ce biais. Et donc ça coûte cher. On ne peut pas continuer éternellement à imprimer. Il faut de la pédagogie”, a t’il fait savoir.
Par ailleurs, il a invité la population à intégrer les transactions électroniques dans leur quotidien.
“Ça bouscule les habitudes des gens. Nous voulons inviter nos concitoyens, bien sûr, à utiliser les moyens alternatifs de transaction. Mais dans tous les pays du monde, il y a des règles de limitation de la disponibilité du cash. Sinon, on ne s’en sort pas.. Lorsqu’on veut moraliser la vie économique, lorsqu’on veut lutter contre certaines formes de détournement de déni public, de criminalité, on est obligé de contrôler le volume d’argent qu’un citoyen peut posséder”, a t’il conclu.
La crise de liquidité qui persiste dans le pays provoque des perturbations majeures dans le quotidien des populations.
Doussouba Nènè Konaté







