Le directeur général du groupe scolaire Jean Paul Soumah, interpellé dans la journée de ce mardi 24 mars 2026, a finalement été libéré aux environs de 22h30.
Selon nos informations, il aurait été arrêté par un agent des forces spéciales et conduit dans un commissariat, après un incident lié à une décision disciplinaire prise à l’encontre d’un élève. Ce dernier aurait été renvoyé pour non-respect du règlement intérieur, notamment en raison de sa coiffure. Une sanction contestée par son parent, membre des forces de défense, à l’origine de l’interpellation du responsable de l’établissement.
Après plusieurs heures de tension, le directeur a été remis en liberté et a regagné son domicile, où il passera la nuit auprès de sa famille.
Réagissant à cette situation, l’Association guinéenne des écoles privées, par la voix de son chargé de projet, Bella Bah, a salué l’implication des autorités éducatives dans le dénouement de cette affaire :
« Je pense qu’il n’est pas nécessaire de rentrer dans tous les détails. L’essentiel est qu’il soit libre ce soir, qu’il rejoigne sa famille et qu’il puisse être avec ses élèves dès demain. C’est le plus important. Nous remercions le ministère pour son implication, ainsi que le DCE, l’inspecteur et M. Bangoua, qui se sont mobilisés jusqu’à tard dans la nuit. Les associations et le syndicat ont également joué un rôle déterminant. » a déclaré bella bah responsable des projets des l’association des écoles privées.
Toutefois, cet acteur du secteur éducatif a déploré l’incident et appelé à la responsabilité de tous afin de préserver l’image de l’école guinéenne :
« Je ne vais pas m’inscrire dans une logique de dénonciation. Je regrette simplement ce qui s’est passé. Il est important, pour l’image de notre école, d’éviter ce type de situation à l’avenir. Cela doit nous servir de leçon à tous. Nous devons sensibiliser davantage et appeler chacun à mettre son ego de côté lorsqu’il s’agit de l’école en Guinée. » a t-il. Invite
Cet incident soulève par ailleurs des interrogations quant à ses éventuelles répercussions sur le climat de confiance entre encadreurs et parents d’élèves, notamment dans un contexte où l’autorité éducative pourrait être remise en question.
Ibrahima Baba Camara







